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Article paru le 16 avril 2011 dans La Provence :

Le 19 février dernier, alors qu’il était en vacances à la Réunion, Eric Dargent, féru de surf, a été victime d’une terrible attaque de requin. (…) Quand j’ai ouvert les yeux à l’hôpital, j’avais juste l’euphorie d’être vivant.

Se battre et choisir de vivre, “c’est un parti pris qui s’est imposé.” Pourtant, et même s’il accueille ses hôtes avec un grand sourire et se laisse facilement aller à quelques boutades, Éric Dargent confie que “c’est difficile. J’ai encore mal, je suis des traitements très lourds et il m’arrive de craquer, de pleurer.

Photo guillaume ruoppolo

Le 19 février dernier, alors qu’il est en vacances à La Réunion, ce féru de surf de 34 ans, père de famille et infirmier libéral à Lavéra (Martigues), est victime d’une terrible attaque de requin alors qu’il s’adonnait à sa passion. “J’étais dans l’eau depuis environ deux heures, j’avais décidé de rejoindre la plage, raconte Éric. Je n’ai rien vu, ni aileron, ni même un mouvement autour de ma planche. Soudain, un requin m’a attaqué par-dessous et m’a attrapé la jambe. Je me suis débattu. Je l’ai frappé. Il a alors tenté de me tirer vers le fond. J’ai résisté. Il a lâché. J’ai senti qu’il n’y avait plus de tension.

L’attaque aura duré moins de 10 secondes. Éric trouve alors la force de ramer vers la plage. “Au bout de quelques mètres, je me suis retourné pour voir l’étendue de mes blessures. Je pensais avoir de sérieuses morsures. C’est à ce moment que j’ai vu que le requin avait arraché ma jambe. Je ne l’avais pas senti.

Plusieurs personnes lui portent alors secours, dont un steward, qui aura le bon réflexe de lui poser immédiatement un garrot. “C’est sans doute ce qui m’a sauvé.” Sur le sable, l’attente des secours semble longue, d’autant qu’Éric est resté conscient. À l’hôpital, le diagnostic est sans appel: amputation de la jambe gauche. (…)

Une seule envie: surfer à nouveau Et sa famille, c’est justement le premier moteur d’Éric. “C’est avant tout pour eux que je me bats. (…) Mais ce qui lui manque le plus, “c’est l’eau ! Je ne rêve que de remonter sur une planche, de surfer à nouveau.

dsc_4423Un rêve qui pourrait se concrétiser grâce à l’élaboration d’une prothèse spéciale (lire ci-dessous). (…)

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