15 décembre 2014

Canoë-Kayak / Paracanoë

Canoë – Kayak

Le bateau appelé « canoë-kayak n’existe pas : le canoë ou le kayak sont en réalité deux disciplines distinctes.

Leur différence est liée à la pagaie : le canoë se propulse à l’aide d’une pagaie simple et le kayak avec une double.
Traditionnellement, le kayak se pratiquait assis et le canoë à genou (sur 1 ou 2 genoux).

Le canoë- kayak est adapté à tous publics grâce aux nombreux modes de pratiques et d’embarcations.
Le canoë-kayak se pratique en eau calme (lac, rivière et fleuve), mer et eau vive, sous certaines conditions, en loisir, en compétition sous l’appellation paracanoë.
A savoir : le paracanoë fera son entrée au programme officiel de Jeux Paralympiques à Rio en 2016.

Dans le cadre des compétitions :

Les compétiteurs sont classés en fonction de leurs capacités fonctionnelles, selon les catégories suivantes :

CATEGORIE LTA : pagayeurs handicapés ayant l’usage de leurs jambes, de leur tronc et de leurs bras mais qui répondent au critère de handicap minimal par le fait d’une amputation, d’un handicap neurologique oui visuel.

CATEGORIE TA : pagayeurs ayant le tronc mobile mais présentant une faiblesse significative fonctionnelle de leurs membres inférieurs.

CATEGORIE A : pagayeurs n’ayant pas de fonctionnalité du tronc ou une fonctionnalité minimale de celui-ci (par exemple fonctionnalité des épaules seules). Un rameur classé A est capable réaliser des efforts majoritairement avec les bras et /ou les épaules.

CATEGORIE S : pagayeurs présentant une déficience auditive ou visuelles (catégorie spécifique aux organisations nationales).

CATEGORIE OPEN : pagayeurs non classifiés, ou ne répondant pas aux critères de la classification internationale (catégorie spécifique aux organisations nationales).

Compétitions :

Les compétitions paracanoë sont organisées en même temps que celles des valides sur les mêmes bassins. Cependant les valides et les paracanoë ne concourent pas dans les mêmes courses.

La discipline de compétition est la course en ligne pratiquée sur une distance de 200 (épreuve de vitesse) ou  5000 m (épreuve de fond). Les embarcations utilisées en compétions sont le kayak et la pirogue.

COMPETITIONS NATIONALES :

Depuis 2014, les championnats de France de paracanoë vitesse et fond existent. Ils sont organisés par la Fédération Française de Canoë – Kayak (FFCK) avec l’appui de la Fédération Française Handisport (FFH) pour les classifications de l’accessibilité des sites. Pour participer aux championnats de France de vitesse et de fond, chaque compétiteur doit se sélectionner sur la même épreuve lors d’un championnat interrégional.

Parmi les grands événements certains sont accessibles à tous, pour en citer quelques uns : La Lyon Kayak,  le Marathon de l’Ardèche.

Matériel :

Le nombre important de modèles de bateaux permet à chaque type handicap de trouver un canoë ou un kayak adapté. La pratique «  handi kayak » se développe de plus en plus dans de nombreux clubs en France.

* Le kayak de mer (Kmer) facile à diriger, stable et confortable en 1 place ou biplace est largement répandu en eau calme et mer.

* La pirogue est une embarcation agréable, facilement adaptable, qui apporte dés le départ des sensations de glisse et de vitesse en eau calme et mer.

* Kayak de course en ligne en compétition ou loisir  en eau calme.

En compétition il existe une jauge aux normes internationales paracanoë (50cm de large à 10 cm du fond).

Pour tous les bateaux les adaptations sont nombreuses :

Les calages : Ils sont constitués  des mousses que l’on ajoute dans les embarcations.

Ils sont essentiels, largement utilisés, mais ils ne doivent pas gêner la bonne sortie du kayak en cas de dessalage.

Ils doivent permettre : position confortable, transmission des forces propulsives / équilibratrices / directionnelles, et prise d’information sur le comportement de l’embarcation. En fonction des difficultés motrices et sensorielles rencontrées, le pratiquant doit adapter ses calages pour répondre au mieux à ces exigences. Si besoin, possibilité de calages complémentaires (réalisation à l’unité possible) : coques hautes, gouttières en mousse, calages dorsaux ou latéraux adaptés.

La pagaie : Simple ou double. Peut être utilisée par tout le monde avec quelques aménagements : décroiser les pales (la plus courante), orthèses personnalisées parant à une difficulté initiale de préhension.

Pour les personnes amputées du membre supérieur : des aides à la préhension existent. L’usage d’une prothèse de membre supérieur est possible. Cependant il faut avoir au moins l’usage d’un bras pour propulser son embarcation.

Pour les personnes amputées de membre inférieur : la prothèse de bain du membre inférieur tibiale ou fémorale,  peut-être portée à l’intérieur du bateau si elle ne gène pas l’extraction en cas de dessalage

Des sorties loisirs sont organisées soit par un club,   soit  par le regroupement de pratiquants en Région avec  la Ligue Rhône Alpes par exemple, ou ceux plus accès sur la compétitions sont  organisés au niveau national  par la Fédération Française Handisport. Tous sont l’occasion de découvrir des sites naturels magnifiques, de rencontrer et/ou de retrouver des kayakistes de toute la France.
Quelle que soit la météo, la convivialité est toujours au rendez vous !

N’hésitez pas à prendre contact, pour la région Rhône Alpes:
Romain DIDIO qui répondra à toutes vos questions.
Conseiller Technique Fédéral Régional (C.T.F.R.)
Ligue Rhône-Alpes Handisport
6 chemin des gorges
69570 Dardilly
06 17 46 62 82
canoe@handisport-rhonealpes.org
www.handisport-rhonealpes.org

Pour toute la France  Fédération Française Handisport :
Renseignements et contacts
Directeur sportif
: Marie-Anne TOURAULT
tél : 06 22 91 82 57
email : canoekayak@handisport.org

LIENS :
Site de la fédération internationale : www.canoeicf.com/icf –  www.canoe-europe.org
Site de la fédération française de canoë-kayak : www.ffck.org

Le mot de « l’expert »

« Le kayak est un sport de pleine nature accessible au plus grand nombre. Les diverses embarcations, les adaptations personnalisables, permettent à tous, ensemble, de naviguer, de se surpasser et de goûter aux joies de la glisse. En mer, en eau calme ou en eau vive, en loisir ou en compétition, seul ou en équipage, le choix est vaste mais le plaisir est unique ! »
Marie-Anne TOURAULT

 

Merci à Catherine QUELEN pour cette page.

et aux divers photographes pour la galerie photo.

Descente de l’Ain en kayak de mer

 

Stage de mer : traversée Giens-Porquerolles

 

En attente du départ de la Lyon Kayak

 

Groupe VOGALONGA épreuve marathon dans la lagune de Venise mai 2013

 

Promenade kayak dans les canaux de Venise mai 2013