15 juillet 2011

Niveaux d’amputation

Jusqu’au début du XXème siècle, les amputations ont été pratiquées dans un contexte de risque vital pour sauver la vie du blessé. Le sacrifice du membre était le prix à payer pour conserver la vie et l’on se préoccupait peu de la qualité de vie.

De nos jours, les progrès de la médecine et de la chirurgie ont permis de limiter les amputations, notamment en urgence. La décision d’amputation n’est plus toujours le fait d’une nécessité absolue mais parfois la solution qui pourra apporter le meilleur résultat fonctionnel. Dans cette optique, une meilleure connaissance des progrès importants, réalisés récemment en matière de technologie prothétique, est indispensable à la prise de décision du chirurgien et à l’information du patient. Le geste d’amputation, réalisé par un opérateur confirmé et respectant des règles simples mais précises, peut permettre au patient amputé de tirer le meilleur bénéfice possible d’un appareillage performant.

Le chirurgien doit veiller à garder le maximum de longueur du bras de levier osseux, à rendre ses extrémités mousses mais ne doit pas amputer trop bas si cela risque d’être incompatible avec l’appareillage. La meilleure solution n’est pas toujours de garder la plus grande longueur. Il doit aussi éviter de placer des cicatrices ou des greffes sur des zones d’appui, enfouir les extrémités nerveuses dans les tissus mous afin d’éviter le développement ultérieur de névromes très douloureux. L’orthoprothésiste aura pour charge d’essayer de répartir, sur la plus grande surface possible, les forces qui s’exercent entre le moignon et l’appareil, grâce à une emboîture de contact bien adaptée et à limiter les contraintes en alignant correctement les éléments prothétiques sous-jacents.

A chaque niveau d’amputation correspond un retentissement fonctionnel et psychologique différent. Dans ces pages sont abordés les aspects fonctionnels essentiellement et les aspects liés à l’appareillage. L’aspect psychologique n’est pas abordé ici, il mérite de larges développements dans la mesure ou il est largement conditionné par le regard de la société.

Vous trouverez dans ces pages des informations importantes, qui nous espérons répondront à vos interrogations. Les informations sur l’appareillage tiennent compte des évolutions les plus récentes de la technologie et mériteront d’être actualisées régulièrement car fort heureusement les choses évoluent rapidement.

Vous découvrirez, probablement avec surprise, que « le plus long n’est pas toujours le mieux » parce que l’appareillage possède ses contraintes. Il faut malheureusement déplorer que certains chirurgiens ne connaissent pas ces contraintes, et leur choix mal éclairé peut parfois empoisonner le quotidien de la personne amputée.

Certains niveaux d’amputation très rares (hémipelvectomie, amputations transpelviennes, retournement de membre) ne sont pas abordés ici mais vous pouvez trouver les informations dans les documents de référence (disponibles dans la Bibliothèque Virtuelle réservée aux adhérents) ou en nous contactant.

Les informations que vous trouverez ici sont très théoriques. Nous vous conseillons de lire les témoignages de personnes amputées qui sont un exemple vivant de ce que nous pouvons réaliser au quotidien.

Amputations de membre supérieur :

  • Désarticulation interscapulo-thoracique
  • Désarticulation de l’épaule
  • Amputation humérale
  • Désarticulation du soude
  • Amputation cubitale
  • Désarticulation de la mai et du poignet
  • Amputation partielle de main (non traitée)

Amputations de membre inférieur :

Amputations de pied :

  • Amputation de Chopart
  • Amputation de Lisfranc
  • Amputation transmétatarsienne
  • Amputation de l’avant-pied et orteils