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Première greffe de jambes en Espagne

D’après AFP MADRID – 12 juillet 2011

Une greffe des deux jambes, présentée comme une première, a été réalisée lundi en Espagne par le chirurgien espagnol spécialisé Pedro Cavadas, ont annoncé les autorités régionales de Valence.

Un homme qui avait été amputé des deux jambes et qui était condamné à se déplacer en fauteuil roulant a été opéré avec succès entre dimanche et lundi, selon un communiqué du gouvernement régional.

« C’est la première fois au monde qu’a été réalisée une telle greffe », a précisé le communiqué.

Le patient, dont l’identité n’a pas été révélée, avait perdu ses deux jambes dans un accident, a indiqué un porte-parole du ministère de la Santé, précisant que les prothèses disponibles sur le marché ne s’adaptaient pas à son cas.

Le docteur Pedro Cavadas est spécialisé dans ce type de greffes. Il avait réalisé en 2008 la première double greffe de bras en Espagne, la deuxième au monde, et en 2009 la première greffe de visage en Espagne.

La ministre espagnole de la Santé, Leire Pajin, s’est entretenue par téléphone avec le chirurgien Pedro Cavadas, pour le féliciter du « succès » de l’opération.

Cette intervention « donne de l’espoir à tous les autres patients qui souffrent du même type d’amputation », déclaré la ministre espagnole.

« Cela n’a jamais été réalisé ailleurs dans le monde », a déclaré à la radio publique espagnole RNE le directeur de l’organisation nationale des greffes (ONT), Rafael Matesanz, qui a souligné que son organisme avait donné le feu vert pour cette opération au mois de mai.

« Ce genre de cas est très rare. Quand l’amputation est à un niveau si haut qu’on ne peut même pas placer une prothèse et le patient est condamné au fauteuil roulant », a ajouté M. Matesanz, précisant que quand il ne manque qu’une jambe au patient ou quand il est amputé sous les genoux, il vaut mieux mettre une prothèse.

Il a été « très difficile » de trouver le bon donneur, a souligné M. Matesanz, ajoutant qu’un certain nombre de critères, comme la compatibilité de groupes sanguins entre le donneur et le bénéficiaire, devaient être remplis. Le donneur ne devait pas se trouver non plus trop loin du lieu de l’opération.

Le 16 novembre, le ministère de la Santé avait annoncé avoir autorisé cette greffe.

Voir la vidéo ci dessous :

Première greffe de jambes en Espagne par adepa

Le requin m’a arraché la jambe

Article paru le 16 avril 2011 dans La Provence :

Le 19 février dernier, alors qu’il était en vacances à la Réunion, Eric Dargent, féru de surf, a été victime d’une terrible attaque de requin. (…) Quand j’ai ouvert les yeux à l’hôpital, j’avais juste l’euphorie d’être vivant. »

Se battre et choisir de vivre, « c’est un parti pris qui s’est imposé. » Pourtant, et même s’il accueille ses hôtes avec un grand sourire et se laisse facilement aller à quelques boutades, Éric Dargent confie que « c’est difficile. J’ai encore mal, je suis des traitements très lourds et il m’arrive de craquer, de pleurer. »

Photo guillaume ruoppolo

Le 19 février dernier, alors qu’il est en vacances à La Réunion, ce féru de surf de 34 ans, père de famille et infirmier libéral à Lavéra (Martigues), est victime d’une terrible attaque de requin alors qu’il s’adonnait à sa passion. « J’étais dans l’eau depuis environ deux heures, j’avais décidé de rejoindre la plage, raconte Éric. Je n’ai rien vu, ni aileron, ni même un mouvement autour de ma planche. Soudain, un requin m’a attaqué par-dessous et m’a attrapé la jambe. Je me suis débattu. Je l’ai frappé. Il a alors tenté de me tirer vers le fond. J’ai résisté. Il a lâché. J’ai senti qu’il n’y avait plus de tension. »

L’attaque aura duré moins de 10 secondes. Éric trouve alors la force de ramer vers la plage. « Au bout de quelques mètres, je me suis retourné pour voir l’étendue de mes blessures. Je pensais avoir de sérieuses morsures. C’est à ce moment que j’ai vu que le requin avait arraché ma jambe. Je ne l’avais pas senti.« 

Plusieurs personnes lui portent alors secours, dont un steward, qui aura le bon réflexe de lui poser immédiatement un garrot. « C’est sans doute ce qui m’a sauvé. » Sur le sable, l’attente des secours semble longue, d’autant qu’Éric est resté conscient. À l’hôpital, le diagnostic est sans appel: amputation de la jambe gauche. (…)

Une seule envie: surfer à nouveau Et sa famille, c’est justement le premier moteur d’Éric. « C’est avant tout pour eux que je me bats. (…) Mais ce qui lui manque le plus, « c’est l’eau ! Je ne rêve que de remonter sur une planche, de surfer à nouveau. »

dsc_4423Un rêve qui pourrait se concrétiser grâce à l’élaboration d’une prothèse spéciale (lire ci-dessous). (…)

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